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Etat des lieux de la pratique de l’échocardiographie par des paramédicaux sous protocole de coopération en France
- Par carole-mette
- Le 05/01/2026
- Dans Flash Info
Marion Sénac, Infirmière en pratique avancée mention PCS, CHU Rangueil, Toulouse, Décembre 2025
La prise en charge des pathologies cardiovasculaires, notamment dans un contexte de vieillissement de la population et d'augmentation des maladies chroniques, nécessite une optimisation constante de l'organisation des soins. En réponse à ces enjeux et dans une volonté d'améliorer l'accès aux soins tout en garantissant leur qualité et leur sécurité, les protocoles de coopération entre professionnels de santé ont été encouragés par les pouvoirs publics (notamment par l’article 51 de la loi Hôpital Patients Santé Territoires de 20091 puis rénové par l’article 662 de la Loi Organisation et transformation du système de santé du 24 juillet 2019).
C'est dans ce cadre qu'un protocole de coopération national majeur, à vocation intrahospitalière, a été autorisé par l'Arrêté du 1er mars 2021. Ce texte permet de formaliser la délégation de l'activité de réalisation et de pré-interprétation d'échocardiographies transthoraciques (ETT) à des Infirmiers Diplômés d'Etat (IDE), en lieu et place du médecin cardiologue avant contrôle et interprétation médicale définitive3.
La mise en place de ce protocole national répond à plusieurs besoins cruciaux au sein du système de santé :
- Réduire les délais d'accès à l'échocardiographie : En autorisant les paramédicaux formés à réaliser l'examen, le protocole vise à fluidifier la prise en charge et à diminuer le délai d'attente, particulièrement important dans de nombreux territoires.
- Recentrer l'expertise médicale : Il permet aux médecins cardiologues de dégager du temps d'activité pour se concentrer sur les cas les plus complexes et la gestion des stratégies thérapeutiques lourdes, là où leur pertinence est maximale.
- Valoriser les compétences paramédicales : Pour les professionnels paramédicaux devenant « sonographeurs cardiaques » (titre dédié à ce statut en Amérique du Nord), ce dispositif ouvre de nouvelles perspectives d'évolution de carrière en reconnaissant et en encadrant légalement des compétences de haut niveau, acquises grâce à un Diplôme Inter-Universitaire (DIU) d'échocardiographie.
Ainsi, ce transfert d'activité s'inscrit dans une logique d'exercice coordonné et pluriprofessionnel, ayant pour finalité d'assurer la continuité et l'efficience des parcours de soins. Sa mise en œuvre sur le terrain et l'adoption de cette nouvelle pratique par les équipes restent des sujets d'étude, c’est pourquoi notre étude propose ici un premier état des lieux réalisé sur la base d'un sondage de juin à décembre 2025.
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IDE, MERM, cardiologues et cadres,Participez à une enquête sur l’impact des nouvelles technologies en cardiologie interventionnelle!
- Par carole-mette
- Le 27/09/2025
- Dans Flash Info
Les nouvelles technologies transforment profondément le quotidien des infirmiers et des manipulateurs d’électroradiologie médicale en cardiologie interventionnelle. Pour mieux comprendre ces changements, leurs conséquences et vos besoins, nous lançons une enquête nationale à laquelle vous pouvez contribuer en quelques minutes.
Pour répondre au questionnaire: https://technologyimpact.skezia.io/
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A tous les paramédicaux d'échographie cardiaque !
- Par carole-mette
- Le 28/06/2025
- Dans Flash Info
Vous êtes paramed et exercez en labo d'échocardiographie et/ou êtes titulaires du DIU d'écho ?
Scannez-vite ce QR code pour rejoindre notre communauté !

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La transition écologique à l’hôpital : Focus sur le retraitement des dispositifs médicaux à usage unique
- Par carole-mette
- Le 05/05/2025
- Dans Flash Info
Séverine Godinot, infirmière, Hospices Civils de Lyon, Lyon
Avril 2025
Les urgences climatiques, énergétiques et écologiques ont imposé une accélération des mesures collectives pour réduire l’empreinte environnementale de nos activités. Le secteur de la santé est aussi concerné. Dans le rapport Décarboner la Santé pour soigner durablement de 2023 du Shift Project, les analyses montrent que l’effet du secteur de la santé sur le climat et sa dépendance aux énergies fossiles sont toujours significatifs. Dans la version de novembre 2021, elle évalue les émissions de ce secteur à plus de 46 millions de tonnes de CO2e. La mise à jour de 2023 montre des résultats proches avec en moyenne 49 millions de tonnes de CO2e, soit près de 8% des émissions de gaz à effet de serre de la France.
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Enquête sur l'écologie en cardiologie
- Par carole-mette
- Le 25/11/2024
- Dans Flash Info
Etude GREEN-CCF
Bien que vital pour la santé humaine, les activités de soins ont un impact significatif sur l’environnement via leur consommation de ressources naturelles et la génération importante de déchets.
Il est primordial de comprendre cet impact environnemental et d’en tenir compte dans nos activités.
Le CCF et la SFC - Société Française de Cardiologie se mobilisent sur cette question avec l’étude GREEN-CCF.
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Enquête sur la santé mentale des auxiliaires médicaux en rythmologie interventionnelle
- Par carole-mette
- Le 21/10/2024
- Dans Flash Info
Nous réalisons une enquête afin de faire un état des lieux de la santé mentale en rythmologie interventionnelle chez les paramédicaux en France.
Les résultats seront confrontés aux données sur l'ensemble de la profession infirmière et des données internationales.
Ils permettront également d'évaluer les besoins.
Merci de bien vouloir répondre à cette enquête en cliquant sur le lien ci-dessous.
Les résultats sont anonymes.
https://form.dragnsurvey.com/survey/r/92e34b55
Carole Mette, infirmière en rythmologie interventionnelle au Centre Cardiologique du Nord.
Karine Petit, infirmière en rythmologie interventionnelle, CHU de Tours.
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La télésurveillance des prothèses cardiaques implantables, l’entrée dans le droit commun : l’ère d’après
- Par carole-mette
- Le 30/07/2024
Diane Prost, infirmière en télésurveillance de rythmologie, Centre Cardiologique du Nord, Saint Denis
Mai 2024
La communauté de la télécardiologie l’attendait avec une impatience non dissimulée : le passage dans le droit commun de la télésurveillance des prothèses rythmiques.
C’est chose faite depuis le 31 mars 2024, avec les arrêtés du 23 février 2024 publiés au Journal Officiel le 28 février 2024[1].
Pour rappel, cette activité bien qu’existante depuis déjà quelques années, a pris son essor grâce au programme ETAPES[2] . Ce dernier a permis la création de postes de paramédicaux dédiés à cette activité, la mise en place de nouvelles organisations, une collaboration plus rapprochée avec les industriels, mais surtout un remboursement par le système de santé, et l’équipement d’un plus grand nombre de patients.
En résumé, c’est un succès et une avancée incontestable dans la prise en charge des patients implantés.
Cependant, avec la nouvelle réglementation, les interrogations et les inquiétudes qui émanent des paramédicaux grandissent. Face aux contraintes administratives et réglementaires plus lourdes, notre charge de travail va-t-elle augmenter ? Allons nous passer l’essentiel de notre temps à effectuer des tâches administratives au détriment des tâches liées à notre rôle propre, comme par exemple, l’éducation du patient ? Allons-nous devoir repenser nos organisations qui sont encore fragiles ?
Quels vont être les nouvelles obligations pour l’opérateur de télésurveillance, et quel sera l’impact sur le rôle et les tâches de l’infirmier ?
